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Opoona : le baby-RPG ?
Test de la version Officielle Pal
Mercredi 26 Novembre 2008 par Vader
Les RPG ne courent pas les rues sur les consoles de salon de cette génération, que ce soit sur la Wii ou sur les autres. Alors en général on a tendance à se réjouir quand un jeu du genre daigne pointer le bout de son DVD. Les premières images de Opoona circulant sur la toile ont cependant suscité la méfiance de bon nombre de joueurs, en raison du style pour le moins particulier des graphismes, tout en rondeur ! Maintenant que nous avons pu passer un peu de temps en compagnie de l'intéressé, qu'en est il ? Surprise agréable, ou déconvenue crainte ?
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Un nouvel espoir ?

L'histoire commence de façon plutôt classique : Opoona, le jeune héros que l'on incarne, est à bord d'un vaisseau spatial avec toute sa famille, en route vers la planète Landroll pour de soi-disant vacances. Après une courte balade dans les coursives, ne voilà-t-il pas que la navette semble soudainement attaquée; et que les 3 enfants que compte le foyer sont évacués par leurs paternels via des capsules de sauvetage. Le pauvre Opoona, isolé des autres membres, se réveille dans la 'Star Fac' (Sic ! Mais sans Nikos...) et va suivre les cours qui y sont dispensés en vue de devenir un ranger, ou chasseur de monstres. Et à terme retrouver sa famille.

Le scénario est des plus classiques, et ne laisse guère de mystère sur le public visé. Avec des monstres qui sont baptisés les 'fripouilles' ou 'les méchants' (sic aussi), la possibilité de trouver des ''amis', ceux qui ont déjà leur brevet des collèges depuis un moment risquent de se sentir quelque peu infantilisés.

L'originalité de la planète Landroll, c'est qu'elle est divisée en 2 pôles : Un pôle 'sombre', inhabité, où l'on trouve de nombreuses fripouilles, et un autre lumineux, habité, mais tout de même partiellement envahi. Pour se protéger, les autochtones vivent donc dans de gigantesques dômes, bien à l'abri. Gigantesques, et labyrinthiques, si bien que vous aurez tôt fait de vous y égarer. La faute à un level design pas très inspiré.

Chaque étage ne comporte que quelques pièces, voire une seule. Chaque étage est rejoint par 2 ascenseurs : 1 pour monter au niveau directement au dessus et un autre...pour descendre au niveau directement au dessous. Donc pour passer du 2ème étage d'un bâtiment A au 2ème étage d'un bâtiment B, il vous faudra prendre 4 fois l'ascenseur ! Un vrai calvaire ! Les développeurs eux-mêmes devaient en être conscient, puisque par moment vous serez automatiquement guidé et suivrez divers personnages...

Pour passer d'une mission à une autre, vous devrez tel un malheureux administré, passer de bureaux en bureaux pour vous inscrire, valider vos acquis ou paperasse virtuelle du style. Pas très intéressant, et pour tout dire, on cerne mal l'utilité de la chose.

Parlons en des missions justement : La plupart, dans le plus pur style inhérent au genre, nous proposent de nous balader dans la campagne ou d'autres décors, avec combats aléatoires à la clé. Mais pour casser la routine, vous participerez également à des missions plus...surprenantes : balayeur, mineur, pêcheur...etc. Ces missions donneront lieux à des mini-jeux, dont l'intérêt est discutable.

De manière générale, que ce soit en intérieur ou en extérieur, les décors sont très dépouillés. Dans les dômes, rien ne ressemble plus à un couloir qu'un autre couloir. Dehors, on se repère heureusement plus facilement mais les graphismes restent très sommaires, sans fioritures. Cette faiblesse technique est compensée par l'ambiance plutôt gaie qui se dégage : campagne verdoyante, couleurs chatoyantes, l'ensemble est mignon tout plein.

La caméra ne facilite malheureusement guère les choses, et semble toujours mal orientée. On ne voit jamais très bien où l'on se dirige, et même le recentrage de caméra possible est à la peine. Mention spéciale pour la musique qui nous a particulièrement accrochée, oscillant autour de la 'techno new-age', assez reposante et entraînante en même temps. Les bruitages se font en revanche remarquer par leur discrétion, tout comme l'absence totale de voix !

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Quelques mots d'ailleurs sur le design global du jeu, qui est assez original : Le héros se présente comme un assemblage de sphère, avec 2 points et un trait pour représenter une bouche. Au dessus de sa tête flotte un bonbon (oui oui), qui lui servira en fait d'arme, et pourra se voir remplacé ou modifié, comme dans tout RPG (c'est d'ailleurs le seul équipement modifiable). Forcément, on adhère ou pas, mais les développeurs ont au moins fait le pari de changer des sempiternels héros au look manga. Les graphismes ont un aspect proche du cell shadé, plutôt réussi, bien que trop peu détaillés. Pour notre part à Puissance Nintendo, on a plutôt adhéré au style graphique, mais certains détesteront probablement...Les goûts et les couleurs...

Autre originalité du jeu s'il en est : Il se contrôle au moyen du Nunchuk...et du Nunchuk seul ! La Wiimote qui y est connectée servira seulement à faire la jonction avec la Wii, et pourra traîner sur votre canapé ou par terre pendant que vous jouez. Ce qu'on gagne en confort de jeu (il est très agréable de jouer affalé dans son canapé, à une seule main !), on le perd hélas en profondeur. Forcément, avec un stick et 2 boutons, les possibilités ne sont pas monstrueuses, même si les concepteurs du jeu s'en sont plutôt bien réussis pour caser plusieurs actions différentes à travers les différentes combinaisons de mouvements et touches possibles.

Lors des combats, vous envoyez le 'bonbon' flottant sur votre tête sur les ennemis au moyen du stick. A vous de trouver le bon timing et d'attaquer si possible au moment précis où l'adversaire fond sur vous. A vous également de trouver la trajectoire adéquate, un petit coup de stick sur le côté pouvant déclencher une attaque sur les flancs, indispensable selon l'ennemi qui vous fait face. Vous pourrez également 'concentrer' une attaque avant de la lancer. Simple, le système de combat est néanmoins plutôt réussi.

Evoquons pour finir la durée de vie, qui n'est pas le point fort du titre. Déjà artificiellement rallongée par les aller et venues dans les dédales des dômes, elle est en deça de la majorité des RPG. Forcément, le jeu est aussi facile puisqu'il est impossible de perdre ! En cas de mort sur le champ de bataille, vous serez automatiquement téléporté vers la borne de soins la plus proche !
Original : C'est probablement le mot qui revient le plus dans ce test. Réalisation originale, maniabilité originale, univers original...mais voilà, cela ne suffit pas. Originalité ne veut pas forcément dire qualité, et si l'on peut saluer les risques pris par les développeurs du jeu, celui-ci pêche sur de trop nombreux points, à commencer par son habillage global et son scénario qui semblent le destiner aux plus jeunes et contrastent avec d'autres aspects. La maniabilité perfectible en raison des caméras, et les aller-retour dans les dômes sont autant d'autres soucis qui font qu'Opoona est moyen, sans plus. Mais en ces temps de vaches maigres en matière de RPG, les amateurs du genre sauront peut être se laisser tenter par ce bonbon acidulé.
Graphismes
13
Jouabilité
12
Intérêt
11
Son
12
Durée de vie
11
L'avis de Vader
12
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Opoona
Koei (développeur : Arte Piazz...)
Statut du jeu : Disponible
Plateforme : Nintendo Wii
Date de sortie : 3 Octobre 2008
   (USA : 2007, JAP : Q3 2007)
Nombre de joueurs : 1
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